
Du 8 avril au 8 mai 2026, participez à notre campagne de soutien Seda pour que le film puisse voir le jour au cinéma, grâce à vous.
Indradevi s’associe au film Seda et fait appel à la générosité du public et des mécènes pour soutenir la diffusion de la danse classique khmère sur grand écran et la création cinématographique franco-cambodgienne sur la scène internationale.
SEDA est le premier court métrage de fiction du réalisateur et scénariste franco-cambodgien Jean-Baptiste Phou, après son documentaire La langue de ma mère, qui a remporté le Prix du public au Festival international du film de Vesoul en 2022.
À travers Amara, une jeune danseuse, j’explore ce que signifie porter un traumatisme dans son corps et être incapable de parler. J’ai choisi la danse classique khmère – et l’enlèvement de la princesse Seda dans le Reamker – comme un miroir symbolique de ce silence. Ayant moi-même pratiqué cet art, j’ai souhaité revisiter le mythe en déplaçant l’attention sur l’héroïne.
Jean-Baptiste Phou, réalisateur
Nous remercions sincèrement les premiers soutiens qui ont rendu ce film possible, et toutes celles et ceux qui contribueront à cette dernière phase, essentielle pour donner au film toute sa portée et assurer sa rencontre avec le public.
Votre don soutient la naissance d’un film d’auteur cambodgien et offre une résonnance aux arts traditionnels khmers à l’écran.
Mille mercis pour votre soutien et le relais que vous ferez.
Indradevi
Synopsis
Le film suit Amara, une élève passionnée de danse classique, dont la vie bascule lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte. Rejetée par sa mère, obsédée par l’honneur familial et ne trouvant aucun réconfort auprès de Leakhana, sa petite amie secrète et partenaire de danse, Amara fuit la ville. Épuisée et seule, elle se réfugie dans un espace onirique où des scènes du Reamker – la version cambodgienne du Ramayana – se mêlent à ses propres souvenirs. Dans ce monde intérieur fragmenté, mythe et réalité s’entrechoquent, la forçant à affronter ses démons intérieurs.

Note du réalisateur
Dans mon travail au théâtre, en littérature et au cinéma, j’ai cherché à affronter les blessures héritées à travers des récits intimes et incarnés. SEDA s’inscrit dans cette continuité : un film né du silence, de ce silence qui étouffe les violences intrafamiliales au nom de l’ordre et de l’honneur. […]
Dans SEDA, l’histoire est transposée dans le Phnom Penh contemporain, où deux danseuses incarnent le prince et la princesse, et déplacent le mythe vers une relation entre femmes, dans un univers où les rôles sont traditionnellement portés par des corps féminins.

Vision
SEDA se déploie entre deux mondes : le réalisme cru de Phnom Penh et l’univers onirique du mythe. La danse classique khmère est filmée avec respect, une lumière douce, des tons dorés et des gros plans tactiles sur la peau et les tissus.
Cette précision visuelle contraste avec la brutalité du quotidien d’Amara : salles de répétition poussiéreuses, intérieurs familiaux éclairés aux néons et nuits de Phnom Penh illuminées par les néons. Le film embrasse une forme de réalisme magique : des fragments de mythe surgissent dans les espaces du quotidien. Par ce jeu entre beauté et fragmentation, SEDA crée un monde où le silence devient visible et où le sacré s’immisce discrètement dans l’ordinaire.

Du développement à la production

Initialement écrit il y a près de dix ans, SEDA avait d’abord été laissé de côté avant d’être récemment retravaillé grâce à l’atelier de production Karre Muoy, coorganisé par Kongchak Pictures et Anti-Archive à Phnom Penh, puis présenté à Platform Busan.
Produit par Sâmleng et Kongchak Pictures, avec le soutien de partenaires régionaux et internationaux, le film a été tourné en février 2026 à Phnom Penh, en quatre jours.
Il entre aujourd’hui dans sa phase de post-production, qui comprend le montage, l’étalonnage, le travail du son et la musique.
Equipe du cast
Le projet réunit une équipe créative prometteuse : Jean-Baptiste Phou à l’écriture et à la réalisation, Eric Tsang Hing Weng comme mentor et consultant scénario, Jeff Yong à la direction de la photographie, Ponita Keo à la direction artistique, Leav “KaKou” Chanlyka à la chorégraphie, Vincent Villa au design sonore.
Le casting, composé de danseuses et comédiens reconnus, est également confirmé : Serei Vankosaun (Amara), Lou Pich Bensimon (Leakhana), Vuth Chanmoly (Mme Keo), Lim Bunhok (M Keo) et Serak Savorn (Maline).

A propos du producteur
Loy Te est un producteur franco-cambodgien et le fondateur de Kongchak Pictures. Après avoir contribué au développement de Legend Cinema, première chaîne de cinémas du Cambodge, il s’est tourné vers la production.
D’abord remarqué pour Jailbreak et The Prey de Jimmy Henderson, il accompagne aujourd’hui un cinéma d’auteur cambodgien présenté dans de grands festivals internationaux, avec notamment Young Love de Lomorpich Rithy, White Building de Kavich Neang, Tenement de Inrasothythep Neth et Sokyou Chea, et Becoming Human de Polen Ly.
Il a aussi développé d’importants liens de coproduction régionale, notamment sur Việt and Nam de Minh Quý Trương, This City Is a Battlefield de Mouly Surya et Grandma Nai Who Played Favourites de Chheangkea.
En 2019, il cofonde Kongchak Studio avec le sound designer Vincent Villa, premier studio de postproduction son du Cambodge équipé d’une salle de mixage Dolby Atmos certifiée. À travers le Karre Muoy Producer Lab, il soutient également l’émergence de nouveaux cinéastes dans la région. Il est ancien participant de Berlinale Talents et EAVE Ties That Bind.
Description des postes de dépenses
Le budget total du film s’élève à environ 34 000 €.
Cette somme a été entièrement réunie grâce à des bourses, des coproductions, des partenariats et une campagne de financement participatif, permettant de mener à bien le tournage en février 2026 à Phnom Penh.
SEDA est aujourd’hui en phase de post-production.
Une campagne complémentaire, menée en partenariat avec l’association Indradevi, vise à réunir les 3 000 € restants nécessaires à la finalisation et à la diffusion du film.
Ces fonds permettront d’assurer :
– l’étalonnage du film avec le studio White Light à Bangkok, reconnu mondialement, avec une présence sur place du réalisateur et du chef opérateur afin de garantir un travail précis sur l’image et les intentions visuelles du film
– les frais liés à la distribution, incluant les inscriptions en festivals, la création des éléments de communication et les premières actions de diffusion
Cet apport constitue la dernière étape pour accompagner SEDA jusqu’à l’écran, et lui permettre de circuler dans les meilleures conditions possibles.
Si la collecte dépasse son objectif, les fonds supplémentaires permettront de renforcer la diffusion de SEDA : candidatures à davantage de festivals, création d’une bande-annonce, déploiement d’une campagne ciblée sur les réseaux sociaux, et organisation de projections et rencontres autour du film.

Bénéficiaires finaux de la collecte
La collecte obtenue sera reversée au film SEDA.

Porteurs du projet
À propos de Jean-Baptiste Phou, auteur, réalisateur et producteur
Jean-Baptiste Phou est un auteur, réalisateur et artiste pluridisciplinaire franco-cambodgien, basé à Phnom Penh. Il commence sa carrière comme acteur avant d’écrire et mettre en scène la pièce “Cambodge, me voici” (2011–2012), puis de créer “Ethnik Stars” (2014), une série de fiction musicale soutenue par le CNC.
Son court-métrage documentaire “La langue de ma mère” (2022) remporte le Prix du Public au Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul. Il est également l’auteur de “80 mots du Cambodge” (L’Asiathèque, 2023) et “La Peau hors du placard” (Seuil, 2024). Parallèlement à sa pratique artistique, il a piloté d’importants projets culturels en tant que responsable des programmes créatifs chez Cambodian Living Arts.
SEDA est son premier court métrage de fiction, co-produit avec Kongchak Pictures et sa nouvelle structure, Sâmleng, une plateforme dédiée aux projets artistiques et cinématographiques basée à Phnom Penh.
Association de loi 1901, Indradevi Beaux-Arts du Cambodge a pour vocation de soutenir les arts de tradition classique du Cambodge par des projets de valorisation et de sauvegarde des différentes disciplines.
